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    En 1833 est née la communauté française de Jicaltepec.
S’est-elle inspirée des phalanstèr

2017-08-04

Il y a 184 ans, un groupe constitué de 93 personnes originaires de la Haute-Saône s’installa à Jicaltepec. Ils fondèrent une communauté qui demeure jusqu’à nos jours. Les spécialistes débattent sur la question de si cette communauté s’est inspirée des idées de Charles Fourier, ou s’il s’agissait plutôt d’une tradition communautaire.

L’échec de la colonie de Coatzacoalcos, en 1830, n’a ni rebuté les politiques de peuplement du territoire promues par les gouverneurs mexicains, ni diminué la persévérance de leurs correspondants français. Alors même que les nouvelles de l’échec arrivaient à Paris, à Dijon, en Bourgogne, une autre compagnie colonisatrice se créa. Ce fut l’initiative d’un ancien officier de l’armée impériale qui, comme tant d’autres, s’exila au Mexique à l’époque de la Restauration. Stéphane Guenot, originaire d’Autrey-les-Gray, en Haute-Saône, avait voyagé d’abord aux États-Unis, puis il arriva à Veracruz en 1828, mais il attrapa la fièvre jaune. Par chance, il rencontra le docteur Jean-Louis Chavert, qui avait été fait appeler par le général Santa Anna, gouverneur de l’État, pour étudier la maladie mortelle.

Naturalisé mexicain, le docteur Chavert possédait quelques terres sur les rives du fleuve Nautla, au nord de Veracruz, et il encouragea Guenot à acheter un terrain. Fin 1831, grâce à un intermédiaire, Guenot put obtenir un prêt de la Société des œuvres de charité de la Mitre de Puebla pour acheter ses terres et un peu de bétail. Une fois naturalisé mexicain, il connut à Veracruz six survivants de la colonie européenne de Coatzacoalcos : Yacinthe Dupieux, Alexandre Estefeniz, Michel Barra et sa femme, et les frères Carbillet. Ils lui firent part de leur expérience pour améliorer son projet de colonisation.

Entre l’Automne 1832 et le Printemps 1833, Guenot fit circuler en France un prospectus de la Compagnie Europeo-Mexicaine dans le but d’attirer des « colons-actionnaires » et d’organiser ce que Jean-Christophe Demard qualifia de « phalanstère mexicain » à Jicaltepec, Veracruz. Après bien des péripéties, le 19 septembre 1833, le voilier de trois mâts L’aigle Mexicain leva l’ancre du Havre, chargé de 98 personnes (hommes, femmes et enfants) en direction de Veracruz… Et c’est ainsi que commença l’histoire d’une communauté française dans les champs mexicains, une histoire qui dure jusqu’à nos jours.

Javier Pérez Siller

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